Il en aura fallu, du temps, pour retrouver un équilibre, et laisser derrière moi les sautes d’humeurs violentes. Ces derniers temps, j’avais l’impression de finir toutes mes phrases par des points d’exclamation, ou à défaut, de les laisser traîner inachevées par des points de suspension. J’attendais, mais je ne savais pas vraiment quoi ; j’attendais que ça passe, que ça aille mieux. Ça me rendait nerveuse. Pas forcément irritable, mais oscillante, entre hystérique et sur-saoulée. Pas une pile électrique, un générateur haute-tension.
Et finalement, au bout de ce long moment, les choses ont accepté de s’ordonner un peu : dans ma tête, dans mon corps, et dans le rapport bizarre qu’il y a toujours eu entre les deux. Enfin on s’y retrouve un peu.
Tout commence à trouver sa place, à la virgule près.
